Tremblement de terre -- cinquième partie. 2011.3.17~3.18

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Mar 19, 2011 11:37
Jeudi le 18 mars 2011

Ma mère m'a appelé ce matin. Elle paniquait. Elle a dit qu'à cause de la risque de radiation radioactive, nous devrions planifier de partir du pays et de revenir au Canada. Elle a dit qu'il y a beaucoup d'espace dans la vielle maison pour les petits enfants et pour mes beaux-parents. J'ai ri. Cela ne lui a pas plu. J'ai dit que la presse étrangère s'en tout trompée. La crise à la central nucléaire dans la préfecture de Fukushima est sérieux, mais locale. Il n'y a pas de danger au dehors de la zone de 30 km près de la réacteur affectée. Les émissions de radiation qui ont atteint notre préfecture (de Nagano) sont très basses et normales. On enregistre les niveaux de radiation tous les trentes mintutes. C'est la même chose à Tokyo qui est bien plus proche à Fukushima. Les images sur CNN des tokyoites qui paniquent -- c'est une mensonage. Au moins, c'est une grande exagération. Elle ne m'a pas cru. Elle m'a appelé naif. Elle a dit que même l'empereur du Japon a apparu à la télé japonaise. J'ai rit à nouveau. Bien sûr l'empereur est à la télé, c'est ce qu'il fait quand il y a une catastrophe quelque part au Japon. Qu'est-ce que tu t'attends, qu'il se cache dans la palace et jouer au ping-pong ? Ce n'est pas la seconde guerre mondiale. Personne ne se fiche plus de l'empereur. En fait, je ne le savait pas jusqu'à ce qu'elle m'a mis au courrant. Ma femme a ri aussi lorsque je lui ai raconté après. Je suis devenu un peu irrité à ma mère et j'ai dit qu'il faut me croire que la situation stabilise. Le Japon ne coule pas dans la mer ! Si elle ne pouvait pas me croire, donc la conversation se terminerait ! Il semble que la centrale nucléaire n'est plus en fusion, mais la vraie fusion du coeur d'un réacteur arrive à la maison de ma mère à Toronto !

J'ai recu des courriels de mes soeurs. (J'en ai deux, toutes les deux dans la ville de Toronto.) Elles ont dit toutes les deux que nous pourrions passer le temps chez l'une ou chez l'autre jusqu'à la fin de "la crise nucléaire." Je leur ai répendu que c'est très gentil de leurs parts, mais c'est pas nécessaire. Je pense qu'elle parlaient trop avec ma mère.

J'ai joué du violoncelle pour la première fois depuis le tremblent de terre. Il faut faire quelque chose pour me relaxer.

Vendredi le 18 mars 2011

La situation stabilise de peu en peu. On continue à faire remplir les citernes de combustible nucléaire épuisé avec l'eau des camions de pompier. On dit qu'une partie de l'électricité se restaura à la centrale nucléaire aujourd'hui ou demain et on pourra rallumer les pompes de refroidissement. Le niveau des radiations restent à bas relativement même près de la centrale nucléaire. C'est de bonne nouvelle. Ma mère m'a appelé encore. Même elle commence à se calmer. Tu vois ! ai-je dit. J'avais raison. On devrait avoir un peu de foi en moi. Elle a répendu qu'elle n'a pas vraiment paniqué. J'ai ri. Cela ne lui a pas plu. Mais *je m'en calisse ! (Je m'en fiche ! -- une expression québécoise). Je me suis soulagé, mais la tragedié pour les résidents de Tohoku (l'est du Japon) est toujours grave. Officiellement plus de 6000 personnes sont mortes, mais le gouvernement estime que le vrai bilan despassera au dessus de la barre de 20 000. C'est pire que le tramblement de terre à Kobe en 1995 et le pire depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Je ne peux guère croire que seulement une semaine a passé depuis la tremblement
de terre. Il semble que le monde est à l'inverse. Aujourd'hui c'est un jour ferié pour nous. Nous sommes aller faire des courses. Il y a des conservations d'électricité au supermarché. Si on veut du pain on ne peut en acheter que deux. Les boîtes de saumon ou de thon: deux; des paquets de natto (une sorte de haricot japonais): deux; du riz: 10 kg; du kerosène: 36 litres; de l'essence: 40 litres. Mais il n'y a pas de limites sur l'achat de fruits, de légumes, de viande, de chocolat ou de lait. les prix de tout sont normales sauf le kerosène et l'essence qui sont un peu élévées.

J'ai joué du violoncelle l'après-midi et j'ai regardé la Radio-Canada sur internet. C'est une sentiment bizarre regardant les nouvelles à propos de Japon en français du Canada. Les nouvelles canadiennes sont bien moins hystérique qu'aux États-Unis.

On n'a pas encore restauré l'électricité à la centrale nucléaire dans Fukushima. Il faut attendre davantage un ou deux jours. Mon beau-frère qui est pompier est revenu de la préfecture de Miyagi pour aider au secours. Comme tous les ouvriers d'urgence il portait un détecteur qui mésure le niveau de radiation dans l'environment. Heuresement il n'en a pas exposé aux radiations considérables -- c'est-à-dire le niveau de radiation exposé était bas et normale comme partout. Mais le pauvre gars ! Il n'a pas même un jour pour se réposer. Il a fallu revenir au travail (dans notre ville) le lendemain.