Est-ce que l’argent fait le bonheur?

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Apr 28, 2018 16:24 Jacques Lacan/Charlie Chaplin/Bible/philoso
Est-ce que l’argent fait le bonheur?

Je n’en pense pas.
Il est certain qu’il en vaudrait mieux avoir plus que moins. Après tout, on ne peut ni manger, ni dormir dans l’abri sans l’argent. Bien au contraire, supposons que l’on soit millionnaire. On n’aurait plus de travailler. Quand on tombait malade, on pourrait recevoir les meilleurs soins dans l’hôpital. Tout irait possible d’obtenir, soit une grande maison offrant une belle vue de la mer, soit des voyages luxueux avec la première classe de l’avion, soit des restaurants cinq étoiles, soit des achats des produit de marques, etc.

Cependant, à mon avis, l’argent ne rend pas toujours heureux. Il y a trois raisons.

Premièrement, quand on devient riche soudainement, on finit parfois par devenir plus malheur qu’avant. Par exemple, La fin de l’homme qui a gagné à la loterie est souvent misérable à cause de la perte de tout sa fortune au jeu ou de la trahison de son entourage. La raison pour laquelle une telle situation arrive, c’est une difficulté de la manière dont on utilise une forte somme.

Deuxièmement, on éveillerait la méfiance des autres en échange d’une fortune. On suspecterait les bonnes fois de son entourage. Il y aurait beaucoup de personnes qui guettent une occasion de nous tomber dans un piège. On ne pourrait plus croire le sourire de la personne. Même si l’on rencontre une femme très aimable, on penserait qu’elle s’a approche pour viser le mariage d’intérêt. Il est possible que la méfiance humaine et la solitude nous fassent une psychose.

Troisièmement, bien que beaucoup de personnes croient que l’argent pourrait combler les désirs, ce n’est pas vrai. L’homme ne peut jamais se libérer des désirs contrairement au animal, car selon Jacques Lacan, l’animal n’a pas de désirs. Ce qu’il possède, ce n’est que des besoins. Et il est essentiellement différent des désirs à l’égard d’avoir un limité : après un animal a rassasié sa faim, ses besoins sera disparu.
Mais dans le cas des désir que l’homme possède, les choses ne sont pas si faciles. Lacan énonce dans son ouvrage Écrit, « Le désir vient de l’Autre. ». Par exemple, quand on voit beaucoup de personnes faire la queue devant un restaurant, on prends la file très souvent malgré que l’on ne connaisse rien sur ce restaurant. Maintenant, on confond le désir de soi-même avec celui d’autre plus que l’époque de Lacan : on voyage dans un endroit dont on parle beaucoup, achète quelques choses nouveaux, mange dans un restaurant célèbre pour les montrer aux autres sur les réseaux sociaux malgré ses goûts réels. Un flot d’informations apporté par internet a multiplié nos ‘‘désirs’’ malgré que l’on n’en ait pas ‘‘besoin’’. Comme quoi nos désirs ne sont pas de limites.
Cependant, « Heureux les pauvres! », car ils pourraient se retirer du jeu désespéré plus tôt que les riches, et ils chercheraient à sublimer ses désirs insatisfaits, tandis que les riches ne pourraient cesser ce jeu vide. Leurs fortunes leur empêchent de tourner leurs désirs vers une sublimation. Mais quelque désir qu’ils remplissent, ils ne pourront jamais être content, parce que ces désirs sont ceux des autres.

En fin de compte, l’argent est, dans une certaine mesure, indispensable, néanmoins on ne peut pas toujours dire que le plus riche sera le plus heureux. Pour finir, je voudrais citer un propos de Charlie Chaplin : « La vie peut être merveilleuse si on n’en a pas peur. Il suffit de courage, d’imagination et d’un peu de fric. » Après tout, l’argent, ce n’est que un moyen, pas un but, c’est-à-dire, il s’agit de comment utiliser l’argent et ne s’en agit pas de somme pour se rendre heureux.