Il n’y avait pas un banc ni un abri près de l’arrêt de bus, il n’y ...

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Nov 7, 2013 21:13
Il n’y avait pas un banc ni un abri près de l’arrêt de bus, il n’y avait pas nulle part pour s’échapper la pluie. Ces jours-ci, si on prend beaucoup les transports en commun en Grande-Bretagne on commence bientôt à avoir l’impression qu’on est membre d’une sous-classe non désirée, comme les handicapés ou les chômeurs, et essentiellement, tout le monde souhaite qu’on s’en aille. En ce moment, je suis un peu comme ça- et je suis riche, en bonne santé et immensément beau.
C’est remarquable comment ces choses sont devenues tellement retournées dans ces vingt dernières années. Il y avait un type de la noblesse non dite de la vie en Grande-Bretagne. Juste en existant, en allant au travail et payant les taxes, en prenant l’autobus de temps en temps et étant une âme honnête, même exceptionnelle, on se sentait comme si on ait contribué dans une certaine mesure à l’entretien d’une entreprise digne- une société qui est en général compatissante et gentille dans laquelle il y a des services de santé pour tous, des bons transports en commun, la télévision intelligente, l’aide sociale universelle et d’autres choses du genre. Je sais pas pour toi, mais je me sentais toujours fier de faire partie de ça, particulièrement parce qu’en fait, on ne devait pas faire rien pour se sentir comme si on était une petite partie contribuant. Mais maintenant, quoi qu’on fasse, on arrive avec des sentiments coupables. On part en randonnée dans la campagne et on se rappelle qu’on s’ajoute inexorablement au problème d’embouteillage aux parcs nationaux et aussi au problème d’érosion des sentiers sur les collines fragiles. On essaie de prendre une traverse pour Fort William ou un autobus de Llandudno à Blaenau un dimanche, et on commence à se sentir sournois et aberrant parce qu’on sait que ces services ont besoin d’un grand soutien financier. On fait un tour en voiture, on cherche du travail, on cherche un endroit pour vivre et on ne fait que prendre d’espace et de temps précieux. Enfin, s'agissant le besoin des services de santé- comment peut-on être tellement inconsidéré et égoïste ?