(DALFC2) La langue française serait-elle morte ? (1ère partie)

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Mar 3, 2017 17:25
Un magazine culturel français, qui vient de consacrer un numéro entier à la « mort » du français, estime que les bons locuteurs de la langue française ne sont plus qu’une minorité dans les espaces francophones.
Convaincu au contraire que les évolutions récentes du français sont la marque de sa vitalité, vous décidez d’adresser une lettre à la rédaction du magazine, pour qu’elle soit publiée dans leur prochain courrier des lecteurs.
À l’aide du dossier joint et d’apports personnels, vous rédigez un texte structuré dans lequel vous réagissez au point de vue adopté et présentez le vôtre, en adoptant un style approprié et un ton engagé.
(700 mots minimum)


La langue française serait-elle morte ?
Certes, la langue change et le français n’est plus la langue pure de Molière. Les influences des langues voisines comme l’anglais, l’espagnol ou l’italien, ou les variations plus populaires comme le verlan l’ont foncièrement changé et notamment le langage des jeunes bouleverse celle des académiques, néanmoins je crois que toutes ces évolutions sont les signes d’un bon état de santé. À mon avis le français n’est ni mort ni malade. Le Patient est en très bonne santé et je vais vous montrer les signes de cette nouvelle jeunesse.
Vous dites que le français est en train de mourir, mais quand est-ce que nous pouvons réellement appeler une langue « morte » ?
Tout d’abord je pense, que la définition, elle-même, de langue morte est trompeuse.
On parle de langues mortes comme le latin et le grec en ce qui concerne des langues qui ne sont plus pratiquées, en opposition aux langues courantes comme l’italien, ou l’anglais, encore parlées dans la planète Cependant, même ces langues soi-disant mortes auront toujours une étincelle de vie jusqu’au moment où elles seront étudiées pour des fins culturelles ou linguistiques.
Pour cette raison nous ne pouvons certainement pas affirmer que la langue française est une langue morte, puisqu’il y a plus de 250 millions de personnes parlant français.
En revanche, nous devrions nous poser la question si la langue de Molière, n’est pas en train de se transformer en une langue élitaire, comme justement est arrivé au latin ou au Grec. Des langues étudiées seulement dans certains milieux sociaux.
Nous devrions aussi nous interroger si ces puristes de la grammaire, ces chevaliers de l’orthographe, ces défenseurs des figures de style, n’étaient pas en train de créer une secte, une aristocratie, une sorte d’ordre de chevaliers de la table ronde de l’académie française, qui terrasserait le dragon des fautes d’orthographe, et de toutes les impuretés de la langue française.
La langue s’évolue au fil des siècles.
Comme dans la nature les êtres vivants grandissent et par conséquent changent au fil des jours, jusqu’au moment de leur dernier souffle, quand ils meurent, les langues changent et évoluent de même au fil des siècles, et actuellement, dans un contexte de société globale, elles changent à une vitesse supérieure au fil des années. Vous ne croyez donc pas, que ce changement, cette évolution soit la preuve que la langue française est bien vivante et qu’elle sache bien s’adapter à un monde qui change ?