(Dalf C2) Comment rendre l’école plus efficace ? (2ème partie)

  •  
  • 539
  • 13
  • 2
  • French 
Mar 25, 2017 16:43

Tout d'abord, le moment de la transmission du savoir est le temps de la narration.

La première phase, la plus classique de l’enseignement passe par la transmission du savoir de l’adulte à l’enfant. C’est le moment de la narration qui se joue en classe, par le biais du dialogue éducatif, entre l’enseignant et l’élève. Pendant ce temps-ci, comme d’ailleurs au moment d’une narration, l’enfant est plutôt passif, mais il écoute et il absorbe tout le savoir transmis. Certaines lectures, comme « Les chevaliers du subjonctif » d’Eric Orsenna ou « Grammaire Impertinente » de l’écrivain Yak Rivais pourraient même introduire, par exemple, des arguments difficiles d’une manière plus attractive.

Pourtant, toutes ces notions acquises seront bientôt destinées à l’oubli si l’élève ne les pratique pas. Certes, les livres ont beaucoup d’exercices qui, au fur à mesure, complètent la leçon frontale de l’enseignant, cependant, ceux-ci entraînent seulement le cerveau, alors que l’apprentissage d’une langue, par exemple, passe aussi par l’œil et l’oreille.

Il faudrait donc renforcer ce savoir avec des activités pratiques issues de nouvelles technologies et de jeux qui entraînent en même temps les 5 sens pour développer le sens pratique et les compétences manuelles. C’est le moment du « savoir faire », où l’enfant en utilisant son corps, qu'il est d’ailleurs en train de découvrir, pourra développer ces compétences d’une manière complète.

La troisième étape sera celle de l’expérience.

Hors de l’établissement, l’enfant apprendra à savoir être un écolier tout le temps. Il découvrira que l’apprentissage est un processus qui ne s’arrête jamais et qui est bien enraciné dans l’être humain. « Sans crayon » il apprendra sans savoir d’apprendre. L’expérience, qu’il fera, le façonnera en tant que personne. Il apprendra aussi à vérifier l’expérience et à la raconter.

La famille, elle aussi, joue un rôle fondamentale, car la plupart du temps l’enfant le passe dans sa maison C’est là, dans son foyer qu’il pourra lui aussi utiliser ce savoir. Les enseignants et les parents pourraient ainsi dialoguer, et, en tant qu'éducateurs du même enfant, collaborer pour que l’enfant puisse continuer et compléter en famille l’expérience faite à l’école par le biais de lectures ou d’activités complémentaires à celles faites en classe.

Le cercle est bouclé : la narration passive devient maintenant une narration active. L’enfant valorisé comme personne pourra échanger ses idées avec les copains et les adultes qui l’accompagnent dans ce voyage extraordinaire de découverte de la vie.

Au fond, la vie n’est qu’une grande narration qui attend ces nouveaux petits acteurs pour être bien jouée et racontée.