(Dalf C2) les lentes courses (deuxième partie)

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Mar 20, 2017 07:59
Tout d’abord, dans cette course aux « courses » nous sommes amenés à acheter « les choses ». Nous croyons exercer notre libre arbitre en allant faire les courses, mais comme l’aurait dit George Perec, dans cette course « les choses » nous dépassent. Nous achetons la plupart des produits sans en avoir réellement besoin.

Par le biais de la publicité, de la disposition des produits dans les rayons, ou d’algorithmes sur internet qui prévoient nos achats, les produits que nous voudrions acheter se trouvent déjà là devant nous, avant même que nous ayons pensé à les acheter. Vous comprenez donc combien nous serions faibles face à une réduction du temps que nous réservions au choix de nos achats.

D’ailleurs, comme dans une usine, il faut réduire le temps consacré à
l'accroissement de la production ; ainsi les grandes enseignes font leurs profits en réduisant le temps d'attente de leurs clients afin de maximiser le nombre de consommateurs par jours. Ainsi, nous les consommateurs devenons le produit final de cette chaîne de production-consommation. Nous devenons choses parmi les choses, dépourvus de toute humanité. Nos achats se déroulent comme les engrenages d’une chaîne industrielle, sans que nous échangions un seul mot, sans que nous rencontrions personne.

Ensuite, les grands hypermarchés nous promettent la proximité : pouvoir faire nos achats sans nous déplacer, par le biais d’un marché virtuel sur internet, de la consigne à domicile ou de petits supermarchés, justement appelés de proximité.
Cependant, dans les coulisses de ce faux rapprochement, il y a des biens qui se déplacent d’une région à l’autre de la France ou d’un pays à l’autre de la planète. Des marchandises qui bougent par milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre table.

Des minutes épargnées au moment de nos achats correspondent donc à des heures, des jours voire des semaines passés en chemin et polluant la planète.
En revanche, le vraie rapprochement c’est de consommer davantage les produits locaux, le produits « à kilomètre zéro » ce qui entraîne des avantages soit pour la planète, soit pour la santé car ils ont moins besoin d’être traités avec des produits chimiques pour se conserver.

Par ailleurs, retrouver les odeurs et les saveurs d’autrefois est encore possible avec les marchés en plein air. Certaines villes, comme la ville de Lille, ont adopté ce type de marché qui souvent nous permet un vrai plongeon dans le passé. Dans les vieilles ruelles enveloppées d’odeurs, dans les brouhahas et les cris des marchands forains on retrouve une vraie communauté.

Finalement, les lentes courses nous permettent de retrouver les produits de production locale les goûts d’une fois et de savoures en même temps la joie d’une rencontre.